Valise de mi-saison : quelle veste emporter pour voyager léger et rester stylée

Photo : Marissa Grootes / Unsplash

La seule pièce qui n’a pas sa place dans une valise de mi-saison, c’est la veste. Nous la portons pendant le trajet, sur le dos ou sur le bras, et nous réservons la valise aux vêtements faciles à plier.

Encore faut-il choisir laquelle : en avril comme en octobre, une même journée peut commencer sous l’averse et se terminer en terrasse. Nos vestes femme de mi-saison se répartissent en trois grandes familles : la veste matelassée déperlante, la parka courte imperméable et la softshell coupe-vent. Chacune convient à un type de temps, et c’est autour d’elle que nous composons le reste de la valise.

Porter sa veste dans l’avion plutôt que la plier dans la valise

Les compagnies mesurent le bagage cabine au centimètre près, mais pas ce que nous avons sur le dos. Chez Air France, la veste ou le manteau que l’on porte n’est pas considéré comme un bagage à main, au même titre qu’un parapluie.

Une parka ou une veste matelassée prend beaucoup de place dans une valise cabine, surtout avec une capuche et un col épais. En la portant pendant le trajet, nous gardons cet espace pour deux hauts de plus et une paire de chaussures. Dans le train de nuit ou l’avion, elle sert aussi de couverture quand la climatisation souffle trop fort.

Choisir sa veste selon le temps annoncé à destination

Pour une destination pluvieuse, nous partons avec une parka courte imperméable, coutures étanches et capuche. Inutile alors de racheter un parapluie sur place.

Si le temps s’annonce frais mais sec, la veste matelassée déperlante est plus agréable à porter. Elle se compresse facilement et résiste à une courte averse, le temps de trouver un abri.

Pour un séjour avec des balades, sur un sentier côtier ou en moyenne montagne, nous choisissons la softshell : coupe-vent et respirante, elle se porte pendant la marche, sans le froissement bruyant d’une veste de pluie.

Déperlant et imperméable ne veulent pas dire la même chose. Sur un tissu déperlant, les gouttes glissent pendant un moment, puis le tissu se mouille à la longue. Un tissu imperméable, avec une membrane ou une enduction, ne laisse pas passer la pluie, même après une heure dehors.

Miser sur une couleur neutre et une coupe qui s’arrête à la hanche

Une seule veste, c’est l’assurance de la retrouver sur toutes les photos du séjour. Nous la choisissons donc dans un coloris facile à associer, marine, kaki, beige ou noire, qui s’accorde avec un jean, une robe en maille ou un pantalon large. La touche de couleur passe alors par le foulard ou le sac, que l’on change plus facilement d’un jour à l’autre. Une teinte sombre a un autre avantage en voyage : les traces laissées par un trajet en train, une banquette de taxi ou une longue journée de marche en ville s’y voient moins, et la veste reste présentable jusqu’au dernier soir.

La longueur a aussi son importance. Une veste qui s’arrête à la hanche se porte aussi bien sur une robe que sur un pantalon, alors qu’une parka longue se marie moins bien avec une tenue habillée.

Qui n’a jamais dîné en terrasse avec sa veste de pluie sur les épaules, faute d’avoir emporté autre chose ? Pour éviter ce cas de figure, nous privilégions une coupe un peu cintrée, ou une taille ajustable par un cordon de serrage : la silhouette reste nette même par-dessus un pull épais, et la même veste se porte au musée comme au restaurant.

Ce que nous laissons à la maison

C’est la deuxième veste, celle « au cas où », que nous sortons en premier de la valise. S’il fait plus froid que prévu, nous ajoutons un pull fin ou une polaire légère sous la veste plutôt qu’un second manteau.

Un foulard en laine ou un snood, qui ne prend presque pas de place, tient bien chaud au cou. Le gilet sans manches, pratique à la maison, reste lui aussi dans le placard : sous une veste déjà matelassée, il fait doublon.

Penser à l’entretien quelques jours avant le départ

Avec le temps et les lavages, l’effet déperlant d’une veste diminue. Avant le départ, nous la lavons en suivant l’étiquette, puis nous appliquons un produit de réimperméabilisation et la laissons sécher quelques jours.

Reste une question à trancher au moment de fermer la valise : partons-nous avec la veste que nous aimons porter, ou avec celle qui convient vraiment au temps annoncé sur place ?

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