Ecosse

Weekend en Ecosse – #3 : la New Town et le château d’Edimbourg

Après une journée d’exploration dans les Highlands, je termine aujourd’hui mon escapade écossaise par une jolie balade dans le quartier de la New Town, suivie de la visite du château d’Édimbourg…

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JOUR #3 : BALADE DANS LA NEW TOWN

Mardi 26 février. Je décide de me réveiller tôt en ce 3e jour dans la capitale écossaise pour pouvoir profiter au maximum de ma matinée et explorer la ville puisque je dois travailler tout l’après-midi. Par ailleurs un grand soleil est annoncé sur Edimbourg. Il serait dommage de ne pas en profiter. Aujourd’hui j’ai envie de retourner du côté de la New Town qui m’avait tellement plu à mon arrivée mais que j’avais découverte de nuit.

Je règle donc mon réveil assez tôt et à 8h00 je suis déjà en train de me balader. Le jour se lève tranquillement sur Édimbourg mais une certaine agitation s’est déjà emparée de la ville : les élégants Édimbourgeois pressent le pas pour arriver à l’heure au travail, les écoliers en uniforme sont sur le chemin de l’école, la circulation s’est intensifiées dans les petites rues de la ville.

PRINCE’S STREET GARDENS

Quant à moi, je me dirige vers le château, plus précisément vers le petit parc que j’avais repéré sur l’un des flancs de sa colline : Princes street gardens. Tout y est calme et tranquille. Rares sont les flâneurs qui s’y aventurent en cette heure matinale. J’ai donc le parc presque juste pour moi. Une légère brume enveloppe la cime dénudée des arbres, donnant une ambiance un peu mystique au parc.

Je suis impressionnée par le nombre de bancs qui bordent l’allée principale. Il n’y a plus un espace vide. Sur chacun d’entre eux, une petite plaque rend hommage à un « beloved parent » ou « friend ». Je suis également étonnée par la pelouse du parc qui me paraît particulièrement verte ! Presque vert fluo ! A ma gauche, une jolie lumière dorée vient réchauffer les façades de la rue commerçante Prince’s street.

A ma droite, le château trône fièrement sur son piton rocheux. Si on fait abstraction de la petite allée goudronnée, il n’est pas difficile d’imaginer à quoi ressemblaient les lieux au Moyen-Age. Édimbourg me donne une fois encore l’impression d’être une capitale « qui respire » avec des espaces laissés à l’état naturel en plein centre ville. Ce petit parc offre un joli point de vue sur le château, je suis ravie d’être venue m’y balader de bon matin.

BALADE DANS LA NEW TOWN

Je quitte ensuite le parc du côté de Prince’s street pour me diriger vers le quartier de la New Town qui commence de l’autre côté de cette rue commerçante. Cet élégant quartier fut construit au 18e siècle pour désencombrer la vieille ville médiévale devenue surpeuplée et insalubre. C’est là que vint s’installer l’élite édimbourgeoise du 18e siècle. Ici, les petites rues étroites et tortueuses du centre historique ont laissé place à de grandes avenues bordées d’élégantes façades géorgiennes et ponctuées de petits parcs. Tout y est chic et harmonieux. Je tombe rapidement sous le charme des élégants lampadaires, des jolies portes colorées coiffées d’une petite fenêtre en demie lune, des petites clôtures en fer forgé noir. J’adore.

CHARLOTTE’S SQUARE

Je commence ma balade par la jolie place Charlotte’s square, située à deux pas de Prince’s street. Le petit parc central, ceinturé par une élégante grille noire, n’est pas accessible au public. Quelques courageuses tulipes lui donnent une petite touche de couleur et la pelouse y est aussi vert fluo que celle du parc que je viens d’explorer. D’élégants hôtels particuliers bordent la place. Je me demande qui peut bien vivre dans de tels endroits. J’ai l’impression que ce sont principalement des bureaux qui occupent aujourd’hui les lieux.

Je lis dans mon guide que la résidence située au n°7 de cette place est ouverte au public et je décide d’aller la visiter pour découvrir à quoi ressemblent ces magnifiques hôtels particuliers de l’intérieur. Malheureusement, lorsque j’arrive sur place, on m’informe que le site est actuellement fermé aux visiteurs pour accueillir un événement réservé à leurs membres. C’est bien dommage, la visite d’une maison géorgienne sera pour une prochaine fois. Je continue donc mon chemin…

AINSLIE PLACE

J’arrive alors sur Ainslie place et je suis surprise par la jolie forme ovale de cette charmante petite place. Là encore ce sont d’élégantes façades géorgiennes qui bordent la place, un petit jardin fermé au public trônant au centre. Tout est calme et tranquille. Ici, pas de boutiques de souvenirs, de pubs et de restaurants. Ce côté de la New Town m’apparaît principalement résidentiel. D’une certaine façon, il me fait un peu penser au 16e arrondissement de Paris.

RANDOLPH CRESCENT

Je continue à explorer le quartier et j’arrive à Randolph Crescent. Je découvre une place assez similaire à celle que je viens de quitter, constituée d’élégants bâtiments organisés en demie-lune autour d’un petit parc fermé au public. Des petites jonquilles viennent contraster avec la couleur toujours plus vert fluo de la pelouse.

Je continue mon chemin du côté de Lynedoch place et j’ai un véritable coup de cœur pour cette jolie façade fleurie, ces escaliers qui mènent aux portes d’entrée coiffées d’une petite fenêtre, cette petite grille.

Je vais alors tomber complètement par hasard sur un quartier que je voulais également visiter : Dean village. Le changement d’ambiance va être assez radical.

DECOUVERTE DE DEAN VILLAGE

Je suis tout d’abord intriguée par le pont Dean bridge et la jolie petite église qui se dresse juste à côté. Je décide de m’en approcher et c’est là que je découvre, en contre-bas, un quartier charmant organisé autour d’une petite rivière : il s’agit de Dean village. Je décide alors de faire demi-tour pour aller explorer ce petit coin de verdure en plein centre ville. Pour cela j’emprunte la petite rue Belford road qui descend jusqu’à ce village, autrefois occupé par des meuniers.

Les élégantes façades géorgiennes ont à présent disparu et des bâtiments de pierre sombre à l’aspect plus rustique se dressent le long de la petite rivière Water of Leith. Je n’ai plus l’impression d’être dans une capitale européenne, mais dans un petit village à la campagne. C’est vraiment très surprenant ce brusque changement d’ambiance, à deux pas d’une grande avenue bordée d’hôtels particuliers de l’époque géorgienne.

PETITE BALADE BUCOLIQUE LE LONG DE WATER OF LEITH WALKWAY

Je découvre un petit chemin qui longe la rivière et je décide de le suivre. Un petit air frais et humide, le bruit de l’eau, l’odeur de la végétation : l’ambiance est vraiment paisible. Je croise quelques flâneurs venus promener leurs chiens. Un petit muret de pierre couvert de mousse me montre le chemin à suivre.

Je lis dans mon guide que ce petit sentier fait 35 km au total. Je ne vais donc pas pouvoir aller jusqu’au bout. Je dois également garder un oeil sur l’heure puisque je dois travailler cet après-midi. Je finis donc par remonter vers la New Town car j’aimerais encore aller faire un tour sur la colline Calton Hill que j’avais aperçue le premier jour depuis Arthur’s Seat.

A peine après avoir quitté ce charmant petit chemin bucolique au bord de l’eau, je suis surprise de découvrir ce magnifique cerisier en fleurs, en plein mois de février !

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GRIMPER A CALTON HILL

Je continue donc de me balader dans la New Town jusqu’à apercevoir la colline que je cherchais. C’est l’avantage des collines, on les voit de loin. Je m’arme de courage pour grimper. J’ai déjà pas mal marché ce matin et la fatigue commence à se faire gentiment sentir.

Un monument inachevé, des colonnes grecques, une grande tour ressemblant à un phare : les monuments qui se dressent au sommet de la colline de Claton Hill sont assez surprenants. En effet, la construction du ‘Parthénon’ qui avait débuté au 19e siècle en hommage aux victimes des guerres napoléoniennes n’a jamais été terminée faute de budget. Au fil des années, les habitants de la ville se sont attachés à ce monument et aujourd’hui il reste inachevé au sommet de sa colline. On trouve également une grande tour qui me fait penser à un phare. Je lis dans mon guide qu’elle a été construite en hommage à Nelson.

Ce n’est pas pour cette collection d’étranges monuments que j’ai voulu monter jusque là mais bien pour la vue. Moi qui n’avais pas eu le courage de monter jusqu’à Arthur Seat l’autre jour je bénéficie ici d’une jolie vue à 360 degrés sur toute la ville. D’un côté la mer, de l’autre les toits en ardoise de la ville avec le château en arrière plan. C’est très beau et je ne regrette pas d’être montée jusque là. Je profite un moment de la vue avant de redescendre pour déjeuner et retourner vers mon Airbnb pour travailler.

JOUR #4 : VISITE DU CHÂTEAU D’ÉDIMBOURG

Mercredi 27 février. Aujourd’hui c’est mon dernier jour dans la jolie capitale écossaise. J’ai prévu d’aller visiter le château dans la matinée et je dois à nouveau travailler dans l’après-midi. Je décide encore une fois de me réveiller tôt pour profiter au maximum du temps qu’il me reste en Ecosse. Les portes du château n’ouvrant qu’à 9h30, j’ai un peu de temps avant la visite pour me balader.

GOÛTER AU FULL SCOTTISH BREAKFAST

Je me dirige alors vers l’un des restaurants du Royal Mile pour tester le « full Scottish breakfast ». Celui-ci se compose d’un œuf au plat, d’une galette de pommes de terre, de bacon, d’une saucisse, de black pudding, du fameux haggis et de toasts. Je goûte à tout sauf au black pudding qui s’avère être du boudin noir… Le petit déjeuner écossais m’apparaît vraiment très salé et assez gras mais je suis contente de goûter aux spécialités locales même si je ne pourrais pas manger ça tous les jours. Je vais être calée toute la matinée, il n’y a pas de doute. Le haggis n’est pas mauvais, il est très relevé. Quand on ne réfléchit pas trop à ce qu’il y a dedans, ça passe. Je n’arrive toutefois pas à le finir…

Je file m’acheter une grande bouteille d’eau car j’ai très soif après tout ça. Je profite également du temps qu’il me reste pour regarder un peu les boutiques de souvenirs.

LA VISITE DU CHÂTEAU D’ÉDIMBOURG

A 9:30 pile j’entre dans le château et je commence la visite. Pour gagner du temps, j’ai acheté mon billet la veille. Cet achat anticipé m’a également permis d’économiser une livre. Le billet d’entrée étant assez cher (17 livres), c’est toujours ça de gagné.

LA PREMIÈRE ESPLANADE

J’entre donc directement dans le château et je commence à suivre un petit chemin qui monte. Je me rends compte à ce moment que le site est en réalité composé d’une série de bâtiments bien distincts, datant chacun d’une époque différente, et non une imposante forteresse comme je l’avais pensé de l’extérieur. C’est assez surprenant.

J’arrive tout d’abord sur une grande esplanade ouverte qui offre un joli point de vue sur la ville. En contre-bas je vois le parc dans lequel je m’étais baladée la veille. J’ai encore de la chance aujourd’hui avec la météo, je suis ravie. Par ailleurs, en arrivant tôt, j’ai la chance d’avoir le château presque pour moi toute seule.

Je découvre de jolis bâtiments autour de cette esplanade. Voici par exemple la charmante « governor’s house ». On est en effet loin de la forteresse médiévale.

Je lis dans mon guide qu’un coup de canon est tiré chaque jour depuis cette esplanade à 13h précise. Tout a commencé en 1861 pour donner l’heure aux habitants de la ville. La tradition a perduré et, aujourd’hui, nombreux sont les visiteurs qui souhaitent assister à ce coup de canon quotidien. Mieux vaut donc éviter la pause déjeuner pour visiter le château si on cherche à éviter la foule.

Je continue à explorer cette esplanade et j’essaie de comprendre où se trouve le sens de la visite. Il y a en effet des flèches dans tous les sens et je ne sais pas trop où aller. Je finis par comprendre que tous les bâtiments se visitent de manière totalement indépendante. Pas de risque de rater quelque chose puisqu’on finit par se retrouver au point de départ. La sortie se fera par l’endroit même par lequel je suis entrée.

Pour l’heure, je continue de grimper et j’emprunte une imposante porte avant d’accéder à une autre série de bâtiments au sommet de la colline Castle Hill.

LA CHAPELLE SAINTE-MARGUERITE

Je découvre alors sur ma gauche le bâtiment le plus ancien du château (et de toute la ville d’Édimbourg) : la petite chapelle Sainte-Marguerite qui fut construite en 1140. Une ambiance intime règne à l’intérieur de cette toute petite chapelle. Le plafond, voûté, est très bas. Seules deux petites fentes couvertes de vitraux apportent un peu de lumière. Seule une quinzaine de personne peut se tenir dans la chapelle en même temps.

LE PALAIS ROYAL ET LES JOYAUX DE LA COURONNE ÉCOSSAISE

Je continue de grimper la colline et je découvre le bâtiment que j’ai le plus apprécié durant cette visite : le palais royal, qui fut la résidence de certains rois d’Ecosse avant que les Stuart ne décident d’occuper le palais de Holyrood jugé plus confortable.

J’entre tout d’abord dans une tour qui abrite un précieux trésor : les joyaux de la couronne écossaise, composés d’une couronne incrustée de pierres précieuses, d’une épée et d’un sceptre. Mais avant de pouvoir admirer ces objets utilisés lors du couronnement des rois d’Ecosse, je traverse une succession de salles dans lesquelles des personnages en cire retracent l’histoire mouvementée de ce trésor. J’apprends alors qu’il fut caché plusieurs fois au cours de l’histoire pour le protéger des Anglais, et plus tard des Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

L’exposition retrace également l’histoire tout aussi mouvementée de la « Pierre du Destin », sur laquelle les rois écossais étaient couronnés. En effet, volée par le roi d’Angleterre en 1296, la pierre résida à Londres pendant 700 ans et ce n’est qu’en 1996 qu’elle fut rendue à l’Ecosse !

Le « Great Hall » est également très impressionnant. Les murs peints en rouge sont recouverts de grands panneaux de bois sur lesquels sont exposés diverses armes. L’imposante charpente noire donne un air majestueux à cette vaste salle. J’apprends que la reine Mary Stuart y tint un grand banquet à son retour de France.

Je redescends ensuite vers l’esplanade principale pour découvrir les autres bâtiments mais je suis moins emballée. On découvre une série de musées, tous plus ou moins sur le thème de la guerre. On peut même visiter la reconstitution d’une prison. Je les parcours rapidement.

11:30. Deux heures après être arrivée au château je quitte les lieux. J’ai beaucoup marché durant mon escapade écossaise et mes pieds commencent à me le faire sentir. J’attrape un sandwich en chemin avant de retourner vers mon Airbnb.

C’est donc ainsi que s’est terminé mon weekend prolongé en Ecosse. Au final j’ai réussi à cocher tous les points de ma bucket list : j’ai exploré les petites rues d’Édimbourg, visité des châteaux (je ne sais pas s’ils sont hantés…), j’ai goûté aux spécialités locales (et même au haggis), j’ai écouté de la cornemuse, je me suis promenée dans les Highlands, j’ai fait un tour sur le Loch Ness et j’ai vu les fameuses « hairy cows ». Maintenant je n’ai qu’une envie : retourner en Ecosse pour une plus longue période et continuer d’explorer les Highlands….

RETROUVEZ TOUS LES ARTICLES DE CETTE PETITE ESCAPADE…

Jours 3 & 4 : la New Town et le château d’Édimbourg

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4 Comments

  • Reply Lydie 18 mars 2019 at 17 h 15 min

    Merci pour cet article ! Je revis mes moments à Edimbourg !
    Tu m’as donné envie de visiter le château (que beaucoup nous avaient déconseillé car trop cher et peu intéressant) mais grâce à ton article, j’ai pensé le contraire!

    • Reply Aurélie 18 mars 2019 at 19 h 05 min

      Bonjour Lydie,
      Merci pour ton message 🙂 Moi j’ai bien aimé la visite du château car j’aime beaucoup l’histoire. Mais je suis d’accord que c’est assez cher… Il faut essayer d’acheter les billets à l’avance ou sur internet pour avoir une remise + je crois qu’ils font aussi des réductions pour les personnes qui ont fait une excursion avec certaines agences, il faut bien se renseigner.
      A bientôt 🙂

  • Reply Weekend en Ecosse - #1 : la Old Town d'Edimbourg - La petite valise d'Aurélie 17 mars 2019 at 8 h 55 min

    […] Jours 3 & 4 : la New Town et le château d’Édimbourg […]

  • Reply Weekend en Ecosse - #2 : le Loch Ness et les Highlands - La petite valise d'Aurélie 17 mars 2019 at 8 h 53 min

    […] Jours 3 & 4 : la New Town et le château d’Édimbourg […]

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